Laetitia Morin-Desanti à l’honneur sur le site international de la PCM processcommunicationmodel.com.
L’article ci-dessous a été publié sur le compte Linkedin en français de Process Communication Model® mais vous pouvez retrouver ICI la version intégrale de l’article en anglais sur le site PCM.
13 octobre 2025
« Pendant mes traitements, je n’ai pas voulu lâcher. J’avais besoin de tenir le cap, de continuer mon activité que j’aime profondément, et de rester tournée vers ce qui m’anime. »
En 2022, la vie de Laetitia Morin-Desanti bascule : un cancer du sein vient bouleverser son quotidien.
À la tête de son cabinet Effila, elle poursuit ses missions de formation et d’accompagnement managérial malgré la fatigue, les soins, l’incertitude. En tant qu’indépendante, elle n’a pas réellement le choix : il lui faut maintenir son activité, à la fois par nécessité et par conviction.
Ce choix, qui peut sembler fou, est pourtant vital pour elle : rester connectée à son métier, à ses clients, à ce qui fait sens.
« Bien sûr, j’aimais déjà ce que je faisais. Mais après la maladie, c’est devenu une évidence : je voulais donner encore plus de sens à mon activité.
Accompagner celles et ceux qui reviennent dans l’emploi après une longue maladie, c’est devenu ma priorité. »
La rencontre avec PCM : le fondement d’une approche singulière
Laetitia connaît Process Communication Model® – PCM depuis plus de 15 ans. Pour elle, ce n’est pas un outil parmi d’autres, mais une véritable révélation :
“Ce n’était pas un outil en plus. C’était le démarrage de tout. Mes fondamentaux.”
À travers PCM, elle apprend à lire les besoins psychologiques, à adapter la communication, à comprendre que chaque individu réagit différemment selon sa Base et sa Phase.
Un savoir précieux qui prend encore plus de valeur lorsqu’il s’agit d’accompagner des personnes fragilisées par la maladie.
« On n’a pas tous besoin de la même chose. Certaines personnes veulent être rassurées, d’autres ont besoin de comprendre chaque étape, d’autres encore se battent pour maintenir leur vie sociale. PCM m’aide à identifier ces Besoinset à ajuster ma posture. »
La double épreuve du retour à l’emploi
Reprendre une activité après une maladie lourde, c’est une épreuve à plusieurs niveaux :
- physique, avec la fatigue ou les séquelles,
- psychologique, avec la perte de confiance,
- sociale, avec le regard des autres,
- professionnelle, avec parfois des carrières freinées.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- Une personne sur deux sera confrontée au cancer dans sa vie
(source : Institut National du Cancer). - Après un cancer du sein, une femme sur deux voit sa carrière freinée ou réorientée, souvent mise à l’écart de postes à responsabilités.
« Quand une personne revient après un parcours médical lourd, ce n’est pas une fragilité qu’on récupère. C’est une ressource plus forte, plus engagée, plus résiliente. Et pourtant, aujourd’hui, beaucoup d’entreprises passent à côté de cette richesse. »
Inscrire la maladie dans les plans RSE : un enjeu de société
Laetitia milite pour que les entreprises inscrivent l’accompagnement du retour après maladie au cœur de leurs démarches RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).
Pourquoi ?
Parce qu’aujourd’hui, la maladie reste un sujet tabou en entreprise. Le handicap visible est abordé, encadré, accompagné. Mais les maladies invisibles, comme le cancer ou d’autres pathologies longues, restent largement ignorées.
Et pourtant, l’enjeu est majeur :
- Avec l’allongement des carrières, il faudra apprendre à maintenir en emploi des collaborateurs ayant traversé la maladie.
- L’inclusion ne peut pas se limiter au genre, au handicap ou à la diversité culturelle. La maladie est aussi un facteur de discrimination.
« Réintégrer un collaborateur après une maladie, ce n’est pas seulement une question d’aménagement du poste. C’est aussi savoir l’accueillir sans jugement, reconnaître ses ressources, et lui redonner confiance. PCM est une clé précieuse pour outiller managers et RH dans cette démarche. »
Une mission tournée vers l’humain
Concrètement, Laetitia déploie son énergie sur trois axes :
- Inscrire la maladie dans les plans RSE → Accompagner les grandes entreprises à faire évoluer leurs pratiques. Former les managers et RH à adapter leur communication grâce à PCM, pour lever les maladresses, apaiser les peurs, et créer une culture inclusive qui valorise le retour après maladie.
- Sensibiliser les collectifs et les managers → Organiser des ateliers et interventions pour libérer la parole, casser le tabou, et outiller les équipes à accueillir leurs collègues dans les meilleures conditions.
- Accompagner individuellement les personnes → Aider celles et ceux qui reprennent le chemin du travail à retrouver estime de soi, équilibre et motivation. Grâce à PCM, chaque accompagnement devient sur-mesure, car il prend en compte les besoins spécifiques de chacun.
Un message d’espoir et de confiance
À travers son parcours, Laetitia Morin-Desanti envoie un message fort :
« La maladie ne signe pas la fin d’une carrière. Elle peut même en révéler de nouvelles ressources. Les entreprises ont tout à gagner à accompagner ce chemin : elles retrouvent des collaborateurs plus solides, plus engagés, et profondément investis. »
Un récit qui résonne comme une véritable invitation : repenser l’inclusion en entreprise, remettre l’humain au centre des pratiques managériales et faire de PCM un allié précieux pour accompagner le retour à l’emploi après la maladie.
Interview de Laetitia Morin-Desanti – Indépendante et fondatrice du cabinet Effila, formatrice PCM